Technologies | Posté le 13-03-2011
 
Pour conseiller les futurs usagers d’Autolib’, le service de location de voitures électriques que la mairie de Paris espère lancer en octobre 2011, Vincent Bolloré a promis de recruter un millier de petites mains. Où l’heureux opérateur va-t-il trouver ces agents d’un nouveau genre ? «Intervalles, l’une des filiales du groupe, emploie des jeunes dans la distribution de journaux, de flyers ou ... Lisez la suite
Le pari fou de Bolloré dans la voiture électrique
Pour conseiller les futurs usagers d’Autolib’, le service de location de voitures électriques que la mairie de Paris espère lancer en octobre 2011, Vincent Bolloré a promis de recruter un millier de petites mains. Où l’heureux opérateur va-t-il trouver ces agents d’un nouveau genre ? «Intervalles, l’une des filiales du groupe, emploie des jeunes dans la distribution de journaux, de flyers ou de pizzas, explique à Capital le tycoon breton. Nous ferons appel à eux.»

Des livreurs de pizzas pour initier les Parisiens à ce concept révolutionnaire d’autopartage de véhicules électriques ? Ce n’est pas la moindre des bizarreries du grand projet antipollution réclamé à tout prix par le maire de Paris, Bertrand Delanoë. On connaît l’objectif : mettre en service 3 000 véhicules électriques en région parisienne, à la manière des célèbres Vélib’ lancés en 2007. Pour cela, 1 000 stations équipées de bornes de recharge devront être érigées, dont 700 dans la capitale. Mais, pour le reste, c’est le flou artistique. Car aucune expérience de ce type n’a jamais été tentée à une telle échelle. Quid de la technologie, de la logistique, des risques de vandalisme et, surtout, de la rentabilité de l’opé­ration ? Les inconnues sont si nombreuses qu’elles ont fini par rebuter les autres candidats à l’appel d’offres lancé en 2009. Le groupement SNCF-RATP-Vinci-Avis, d’un côté, et Veolia Transport, de l’autre, ont ainsi opposé une molle résistance à la
candidature gagnante de Vincent Bolloré, le seul prêt à dépenser une fortune dans cette aventure.

Si le patron breton, dont le conglomérat (communication, logistique, etc.) réalise 6 milliards d’euros de chiffre d’affaires, mise aussi gros, c’est parce qu’il recherche urgemment une vitrine mondiale pour promouvoir ses batteries électriques. Une nouvelle activité dans laquelle il a déjà investi 1 milliard d’euros. «Dans les dix prochaines années, c’est sur la maîtrise des batteries que se jouera la bataille pour s’imposer sur le marché des voitures électriques», prédit Jean-Pierre Corniou, du cabinet Sia Conseil.

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