
ABIDJAN – 2 hélicoptères de type MI-24 survolait samedi en fin de matinée la commune d’Abobo (au nord d’Abidjan), ont rapporté plusieurs témoins.
« Deux MI-24 de l’ONUCI survolent en ce moment même Abobo, du côté de la gare », raconte craintif un témoin joint par téléphone. Selon lui, ils viendraient de cocody (commune présidentielle situé à l’Est d’Abidjan).
Plusieurs habitants craignent une attaque. « Avec eux, on ne sait jamais », a répondu un autre témoin interrogé sur l’éventualité d’une attaque. Ce survol intervient à la suite de la mort par un obus jeudi d’une trentaine de personnes au marché d’Abobo.
L’ONUCI accuse les forces de défense et de sécurité (FDS) alors que celles-ci n’avaient engagé aucune action militaire dans la commune ce jour-là. Selon le gouvernement ivoirien, les auteurs de ces actes sont à rechercher au sein « des 2 factions rebelles » qui occupent la commune à des fins contradictoires. L’une pour Ouattara, l’autre pour placer le chef rebelle IB à la tête d’une transition, à la suite de laquelle Ouattara pourrait se présenter à nouveau.
Le survol du territoire ivoirien par les aéronefs de l’ONUCI et de la Licorne est effectué en « totale illégalité » depuis qu’un arrêté interministériel (ministères du transport, de l’intérieur et de la défense) d’interdiction a été notifié le 9 mars à la force onusienne. L’ONUCI est accusé par le gouvernement ivoirien de prêter main forte aux rebelles
pro-Ouattara.
« L’ONUCI précède toutes les attaques de nos positions », ont révélé plusieurs sources militaires. Lors de l’attaque du centre émetteur, un hélicoptère de l’ONUCI a été aperçu survolant les positions des forces de défense et de sécurité (FDS).
Certains témoins font état de la participation de chars onusiens aux attaques des positions des FDS à Zouan Hounien. Le jeudi 16 décembre, des images des télévisions françaises révélaient la collusion entre les casques bleus et les rebelles pro-Ouattara lors de la marche insurrectionnelle organisée par le RHDP, coalition politico-armée, proche d’Alassane Ouattara.
Les heurts se sont multipliés depuis entre l’ONUCI et les populations qui les récusent. Le Chef de l’Etat ivoirien a réclamé depuis décembre 2010 le départ de l’ONUCI et de Licorne, qui tentent d’imposer par diverses manœuvres Alassane Ouattara, candidat malheureux au scrutin de novembre.
Le représentant spécial du Secrétaire Général de l’Onu, Choï Young-Jin, par une « certification » controversée, a créé la confusion sur les résultats de l’élection présidentielle et replongé le pays dans une grave crise. Le Conseil Constitutionnel, plus haute juridiction chargée de donner les résultats définitifs, a proclamé et investi Laurent Gbagbo, Président de la république.
directscoop