
Aujourd'hui, nous intervenons en Libye sur mandat du Conseil de sécurité de l'ONU » : la déclaration du président français à la sortie de la réunion sur la Libye à Paris, ce samedi 19 mars 2011, ne laisse plus de doute. L’action militaire internationale est en cours. Des avions français survolent le ciel libyen et sont prêts à empêcher des attaques aériennes et à intervenir contre les blindés de Mouammar Kadhafi. « Il est temps de passer à l’action », a pour sa part déclaré le Premier ministre britannique, David Cameron.
Ce rendez-vous de l’Elysée est un franc succès pour le président français Nicolas Sarkozy. Une quinzaine de chefs d’Etat et de gouvernement, plusieurs dirigeants d’organisations internationales dont Ban Ki-moon et Amr Moussa, respectivement secrétaire général des Nations unies et de la Ligue arabe, ont fait le déplacement de Paris.
Et ce sommet, qu’on peut qualifier de véritable conseil de guerre, vient de prendre des mesures concrètes pour la mise en application de la résolution 1973 votée jeudi par le Conseil de sécurité. Cette résolution autorise désormais des frappes en Libye.
Dans sa déclaration à la fin du sommet, d’un ton grave, Nicolas Sarkozy a réaffirmé que tous les moyens nécessaires, notamment militaires, sont prêts pour protéger le peuple libyen. Rappelant l’ultimatum lancé par la coalition au colonel Kadhafi, mais ignoré par ce dernier, il assure que des avions français, bientôt rejoints par d’autres, feront
appliquer la résolution des Nations unies.
Pour Nicolas Sarkozy, l’heure n’est plus à la diplomatie : « La porte de la diplomatie se rouvrira au moment où les agressions cesseront ».
rfi