Politique | Posté le 20-03-2011
 
Ce dimanche, elle a installé sa chaise pliante sur la plage dès huit heures du matin pour être sûre de ne pas manquer un départ pourtant programmé cinq heures plus tard. D'autres l'ont rejointe, en couple ou en famille, pour assister au départ du fleuron de la flotte française. Les rangs se sont resserrés quand le mastodonte a entamé ses manoeuvres d'appareillage, mais il a fallu patiente ... Lisez la suite
Le porte-avions Charles-de-Gaulle vogue vers la Libye
Ce dimanche, elle a installé sa chaise pliante sur la plage dès huit heures du matin pour être sûre de ne pas manquer un départ pourtant programmé cinq heures plus tard.

D'autres l'ont rejointe, en couple ou en famille, pour assister au départ du fleuron de la flotte française.

Les rangs se sont resserrés quand le mastodonte a entamé ses manoeuvres d'appareillage, mais il a fallu patienter encore une bonne demi-heure pour le voir offrir le bout de son étrave aux regards.

Deux coups de sirène ont retenti au passage de la passe, peut-être en écho aux gestes amicaux parvenus de la rive, plus sûrement pour écarter de sa trajectoire quelques voiliers trop audacieux.

Aucun signe n'est en revanche venu des rares marins visibles sur le pont.

"Normal, ils ont déjà fait leurs adieux à leurs proches", explique Michel, un ancien de la marine, présent pour un "hommage fraternel" aux 1.800 hommes d'équipage.

"La différence, c'est qu'ils ne partent pas cette fois pour un exercice. C'est la guerre qui les attend là-bas", dit-il encore, d'un ton empreint de gravité.

Un peu à l'écart, les pêcheurs à la ligne restent insensibles au tumulte environnant. Le regard fixé sur la surface de la mer ridée par le vent, ils savent que les poissons seront rares, ce soir, dans la musette.

Edité par Patrick Vignal

Reuters
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