
Décidément, les associations pour la défense des droits des femmes ont du pain sur la planche, pour la simple et bonne raison que si les femmes ne sont pas victimes de brimades dans les foyers, elles se font tout simplement violer au coin d’une rue. Comme ce fut le cas d’une mineure de 14 ans, nommée DS, qui avait rejoint ses sœurs et mères à la place publique de Sangarébougou pour célébrer en communion le 8 mars. Elle est malheureusement tombée dans le piège de cinq voyous qui ont abusé d’elle. A la suite d’une plainte, ses agresseurs ont été alpagués par la Brigade des mœurs.
Le 8 mars n’est certainement pas jour de fête et de délivrance pour nombre de femmes comme le souhaitent les gens animés de bon sens. A Sangarébougou, un quartier de la périphérie de Bamako, entre les quatre murs de sa chambre, une mineure de 14 ans est plongée dans une profonde crise psychologique. Elle n’arrive pas à comprendre comment elle a pu facilement être la proie de jeunes pervers sexuels.
Nous sommes le 8 mars 2011. Différentes corporations regroupements de femmes du quartier ont voulu mettre les petits plats dans les grands en organisant une manifestation culturelle sur le terrain de Sangarébougou. DS, très jeune, qui commence à peine à prendre conscience de son statut de femme, n’a pas voulu rester en marge de l’événement.
Le soir venu, elle se pare de sa nouvelle tenue et se dirige vers la place publique. La fête bat son plein. Elle se fond
dans la masse. DS tape dans l’œil de cinq garçons âgés entre 14 et 16 ans. Comment faire pour attirer la fille de leur côté ?. Ils se concertent et tombent d’accord sur la stratégie à adopter : envoyer DS dans une boutique et l’intercepter à son retour.
Un plan qui va marcher à merveille puisque DS, très sincère, d’un commerce agréable, n’est pas du genre à refuser de tels services. Elle s’exécute. A son retour, ses commissionnaires qui étaient partis l’attendre dans le noir, dans un coin de la route, n’ont point voulu la lâcher. Cela en dépit de ses supplications et prières. Sous la menace, elle se déshabilla et se laissa à la merci de ses agresseurs. Ceux – ci ne libérèrent la petite fille qu’après que toutes les cinq personnes eussent assouvi leur pulsion.
DS qui en a pris un coup ne se ressaisit que très tardivement. Ses bourreaux étant tous partis. Elle est rentrée à la maison très abattue et affaiblie. Ce qui du coup suscita le courroux de ses proches. Qui n’ont pas tardé à faire une déposition à la Brigade des mœurs. Un atout de taille pour ce commissariat, DS connait ses agresseurs de vue.
Aux dernières nouvelles, les cinq voyous ont été mis hors d’état de nuire.
farafinet