
Depuis la nuit du mardi 22 mars 2011, la tension reste vive au Burkina Faso. Des militaires insurgés se font entendre par des tirs réguliers, semant la panique chez les populations.
Des coups de feu ont été entendus au camp militaire Aboubacar Sangoulé Lamizana à Gounghin dans la nuit du mardi 22 mars. Toute chose qui a fortement perturbé la circulation. À l’origine de cette situation, l’on évoque la colère d’un groupe de militaires suite à de lourdes condamnations de leurs promotionnaires.
Ces derniers avaient écopé de 6 à 15 mois d’emprisonnement ferme suite à des bagarres au cours desquels ces soldats se seraient rendus coupables en frappant des populations civiles il y a un mois de cela. Pour manifester ce mécontentement, ces militaires auraient dévalisé un dépôt d’armes au niveau du camp Sangoulé Lamizana, qui abrite également la justice militaire où le procès qui a condamné les militaires a eu lieu. L’on a appris par ailleurs dans la soirée d’hier mercredi que le domicile du ministre de la défense aurait été l’objet d’attaque de la part des insurgés, poussant ainsi ‘’le gardien’’ du pays à prendre la fuite.
Ces bruits de botte font également suite à des soulèvements populaires ces derniers temps, notamment chez les élèves et étudiants. La répression desdits mouvements et la peur de leur exacerbation avaient d’ailleurs conduit le gouvernement Compaoré à fermer toutes les écoles du Burkina Faso.
Le dictateur Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 1987 grâce à au coup d’Etat sanguinaire qu’il a perpétré en assassinant son frère d’armes Thomas Sankara, fait de plus en plus face à une fronde militaro-sociale qui menace son régime sans partage.
infoci