
ABIDJAN – Les rebelles d’Alassane Ouattara ont ouvert le feu vendredi sur des voyageurs à bord d’un car de la compagnie KS reliant Abidjan (Gare d’Adjamé) à la ville de Gagnoa (ouest), a indiqué une source policière à Directscoop.
Les populations civiles sont de plus en plus la cible des rebelles qui soutiennent Alassane Ouattara, candidat malheureux des récentes élections.
Au moins une dizaine d’habitants du village Anokoi-Kouté (Commune d’Abobo), avaient été égorgés les 6 et 7 mars par la branche armée du RHDP (Coalition Pro-Ouattara) et de nombreux autres grièvement blessés. Dans ce même village une femme a été brulée vive par les rebelles.
A Sinfra, le vice-président du Conseil général a été abattu. A Cocody-les-2 plateaux (Abidjan), 4 jeunes gens ont été froidement exécutés par des assaillants à bord d’un taxi. Soutenue par les forces onusiennes qui lui prêtent mains fortes, cette rébellion qui use de « méthodes terroristes » (attentat contre les domiciles privés, attaque des villages, assassinat rituels en égorgeant les victimes, incinérations des prisonniers) n’a pas pu s’implanter véritablement.
L’attaque de ce vendredi intervient à la gare routière d’Adjamé alors que de nombreuses personnes troublées par ces attaques tentent de rejoindre par cars des villes plus calmes.
Le gouvernement ivoirien a récemment dénoncé « le terrorisme, forme dégénérée de la rébellion » proche de Ouattara. Le
Président Laurent Gbagbo a appelé la semaine dernière la rébellion pro-Ouattara « à déposer les armes » et « à cesser les violences » en invitant toutefois les Ivoiriens à « être sereins ».
Refusant sa défaite constatée par le Conseil Constitutionnel, plus haute juridiction chargée de proclamer les résultats définitifs des élections présidentielles, Alassane Ouattara depuis son QG du Golf Hôtel, tente en complicité avec l’ONUCI, la force française Licorne et ses miliciens rebelles, de renverser le gouvernement de Côte d’Ivoire ou à défaut d’installer un climat de torpeur par des actes de terrorisme.
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