
Les partisans d'Alassane Ouattara sont arrivés à Abidjan...
12h56: Gbagbo est «probablement au palais présidentiel»
Le président ivoirien sortant se trouve «probablement au palais présidentiel» d'Abidjan, a déclaré à l'AFP l'ambassadeur de France en Côte d'Ivoire, Jean-Marc Simon.
12h53: Des tirs à l'arme lourde ont été entendus près du palais présidentiel à Abidjan, attaqué par des forces pro-Ouattara
Selon une source militaire proche du camp de Laurent Gbagbo, les membres de la Garde républicaine et des miliciens restés fidèles au président sortant ripostent. Des tirs à l'arme lourde ont également été entendus en provenance du quartier de Treichville, un peu plus au sud, où la Garde républicaine protège les ponts menant à travers la lagune au centre d'Abidjan.
12h47: François Hollande se félicite de «la fin du système Gbagbo»
«C’est, et heureusement, la fin du système Gbagbo. Il était temps que les Ivoiriens eux-mêmes prennent la responsabilité de renverser celui qui n’avait pas été élu et qui s’était installé contre toute logique, contre tout respect de la démocratie. Je ne sais pas comment va se terminer cette épreuve de force. Si j’ai un message à lancer, c’est que Laurent Gbagbo quitte Abidjan et laisse Ouattara, nouveau Président, devenir le chef de l’Etat ivoirien», a-t-il indiqué sur BFM TV.
12h33: Laurent Gbagbo est toujours en Côte d'Ivoire
Un conseiller du président ivoirien a
assuré que Laurent Gbagbo se trouvait «toujours en Côte d'Ivoire au poste de commande d'où il dirige la résistance». Toussaint Alain démentait ainsi une source française, citée par Le Monde, daté du 2 avril, selon laquelle les forces d'Alassane Ouattara auraient occupé la résidence du président sortant dans la nuit et constaté qu'il n'était pas là. «C'est faux, totalement fantaisiste", a-t-il dit.
11h47: L'Union africaine demande à Laurent Gbagbo de céder immédiatement le pouvoir à Alassane Ouattara
Jean Ping, le président de la commission de l'UA, affirme que Laurent Gbagbo a repoussé toutes les propositions visant à sortir pacifiquement de la crise en Côte d'Ivoire. «(Jean Ping) exhorte Laurent Gbagbo à remettre immédiatement le pouvoir au président Alassane Ouattara afin d'écourter les souffrances des Ivoiriens», est-il écrit dans un communiqué.
11h45: L'ONU demande à Alassane Ouattara de contrôler ses troupes
Le Haut Commissariat aux droits de l'homme de l'Onu a exhorté Alassane Ouattara à contrôler ses troupes en Côte d'Ivoire, d'où proviennent des informations non confirmées au sujet d'enlèvements et de civils maltraités. «Nous disposons d'informations non confirmées au sujet de violations assez graves des droits de l'homme commises par les Forces républicaines de Côte d'Ivoire, les forces pro-Ouattara, en particulier dans les régions de Guiglo et de Daloa dans l'Ouest», a déclaré Rupert Coville, porte-parole de l'organisme
onusien. Il a aussi fait état d'informations selon lesquelles les forces de Laurent Gbagbo auraient tué des civils. Il a rappelé aux belligérants qu'ils risquaient des poursuites devant la Cour pénale internationale (CPI).
11h41: L'ambassadeur de Côte d'Ivoire en France déplore l'entêtement de Laurent Gbagbo
Ali Coulibaly, l'ambassadeur de Côte d'Ivoire en France nommé par Alassane Ouattara, a déploré l'entêtement de Laurent Gbagbo. «On a un peu le sentiment que Laurent Gbagbo veut mourir en héros, la cause est totalement indéfendable, ça n'en vaut pas la peine», a-t-il dit sur I-Télé.
11h23: Plus de 500 étrangers, dont 150 Français, accueillis dans un camp militaire français d'Abidjan
Un demi-millier d'étrangers, dont environ 150 Français, sont accueillis depuis jeudi soir à Abidjan dans le camp militaire français de Port-Bouët, a indiqué l'état-major des armées. Les personnes accueillies, venues par leurs propres moyens ou accompagnées par des soldats, ont fui les troubles provoqués par l'offensive des forces d'Alassane Ouattara contre le président sortant Laurent Gbagbo. «Ils voulaient passer la nuit en sécurité à Port-Bouët», a déclaré le porte-parole de l'état-major français, Thierry Burkhard. Selon lui, les troubles, provoqués par des pillards, ne visent pas la communauté française, évaluée à environ 15.000 personnes dans la capitale économique de la Côte d'Ivoire. «Il y a un vide sécuritaire de la part des forces de sécurité
ivoiriennes, donc ça ouvre la porte aux pillards de tous bords qui rôdent dans les rues», a dit le colonel Burkhard. «Il n'y a pas de signe qui montre que les Français sont spécifiquement visés. Les pillards pillent les maisons où il y a quelque chose à prendre», a-t-il ajouté. Un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a de nouveau demandé ce vendredi aux ressortissants français de rester vigilants et d'éviter de sortir de chez eux. Aucun projet de rapatriement ne semble d'actualité. «Il n'y a aucune de nos actions qui est conduite dans ce sens-là», a dit Thierry Burkhard. Les soldats de la force Licorne ont de nouveau patrouillé vendredi dans la Zone 4, dans le sud de la ville, où vivent la plupart des ressortissants français. «Il y a eu quelques tirs sporadiques cette nuit lors des patrouilles, mais qui n'ont a priori pas spécifiquement visé les patrouilles», a encore rapporté le porte-parole de l'état-major.
10h47: Laurent Gbagbo ne va pas se rendre, selon l'un de ses conseillers
Laurent Gbagbo n'entend pas se rendre ou céder le pouvoir en dépit des combats à Abidjan autour de sa résidence, a déclaré Toussaint Alain, conseiller du président sortant. Il a affirmé que les fidèles de Laurent Gbagbo avaient réussi à repousser dans la nuit les forces d'Alassane Ouattara et qu'ils effectuaient en fin de matinée des «opérations de ratissage» autour de la résidence. «Laurent Gbagbo ne va pas se rendre, il n'y aura pas de reddition. Il est
hors de question qu'il se rende ou qu'il abdique», a dit Toussaint Alain. Il a également affirmé que la garde républicaine et des jeunes en armes partisans du président sortant avaient réussi à reprendre au petit matin le siège de la radiotélévision ivoirienne (RTI).
10h16: Les combats se poursuivent autour de la résidence de Laurent Gbagbo
Les combats se poursuivaient ce vendredi matin à Abidjan autour de la résidence de Laurent Gbagbo, attaquée durant la nuit par les forces d'Alassane Ouattara, a déclaré un porte-parole de ce dernier. Ce dernier a dit ne pas savoir en revanche si Laurent Gbagbo se trouvait à l'intérieur de sa résidence. Patrick Achi a ajouté que les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI), l'armée d'Alassane Ouattara, s'étaient emparées du siège de la radiotélévision ivoirienne (RTI), qui a cessé d'émettre. De source militaire dans le camp Gbagbo, on a confirmé l'attaque de la résidence du président sortant mais on a assuré que des combats se poursuivaient pour le contrôle de la RTI.
9h24: Jean-Marc Ayrault appelle Alassane Ouattara à éviter la guerre civile
Le chef de file des députés socialistes appelle ce vendredi matin sur Twitter Alassane Ouattara à «éviter les règlements de compte et la guerre civile». «Seul légitime, il doit exercer sa pleine responsabilité», ajoute-t-il. Selon Jean-Marc Ayrault, les derniers événements montrent que «Laurent Gbagbo accepte enfin le vote démocratique des citoyens: il en
aura fallu de la violence et des massacres pour qu'il s'en aille».
8h11: La maison de Laurent Gbagbo attaquée par les partisans d'Alassane Ouattara
Les forces fidèles à Alassane Ouattara ont attaqué la résidence du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo à Abidjan, a annoncé un porte-parole du gouvernement de Ouattara. «Sa maison est attaquée, c'est certain. Il y a de la résistance, mais elle est attaquée», a déclaré Patrick Achi. L'attaque a été confirmée de source militaire proche du camp Gbagbo. Les gardes du corps du chef de l'Etat sortant ont riposté, a-t-on ajouté.
La crise en Côte d'Ivoire s'est nettement accentuée avec l'arrivée des partisans d'Alassane Ouattara à Abdijan jeudi. Leur intention: évincer Laurent Gbagbo du pouvoir.
Des tirs d'armes lourdes ont retenti pendant plusieurs heures, jeudi, dans le centre de la capitale économique. Selon des habitants, la Radio télévision ivoirienne (RTI) a cessé d'émettre à 23h45 après avoir diffusé à plusieurs reprises des images de Laurent Gbagbo et de ses proches. Il devait prendre la parole devant les caméras ce vendredi.
Fermeture des frontières
Le gouvernement d'Alassane Ouattara avait auparavant ordonné la fermeture jusqu'à nouvel ordre des frontières terrestres, aériennes et maritimes et imposé un couvre-feu nocturne. Les forces fidèles à Laurent Gbagbo auraient en outre cédé le contrôle de l'aéroport d'Abidjan aux casques bleus de l'Onuci.
Des militaires français se sont déployés en plusieurs points d'Abidjan pour prévenir d'éventuelles attaques de ressortissants français par des partisans de Gbagbo, a-t-on rapporté de différentes sources. Les militaires français de la force Licorne ont simplement renforcé leur dispositif de surveillance dans certains quartiers où opèrent des groupes crapuleux, a précisé à Paris l'état-major français des armées.